jeudi 27 novembre 2008

Repos au lac


Contrairement à ce que nous avions lu, le camping au bord du lac était loin d'être complet et nous avons choisi un bel emplacement sur les hauteurs, abrités de la chaleur par des oliviers, avec une vue imprenable sur le lac. Notre priorité, une fois la tente montée, était de se baigner. D'abord au lac et puis, notre emplacement tente comprenait aussi un accès à la piscine de l'hôtel d'à coté alors sans hésiter, nous avons passé notre après midi sur les transats. Le plan de fou!!!! La place de camping à 20$ au lieu des 170$ de la chambre d'hôtel pour profiter des mêmes avantages!



Après avoir lézarder plusieurs heures, on s'est décidé à visiter le coin : vue en contre plongée sur le barrage et le lac depuis le visitor center et Horseshoe Bend, une vue spectaculaire d'un méandre du Colorado en forme de fer à cheval. Pas envie de faire plus, ce jour là c'est vacance.

Le menu de ce soir est tout trouvé, viande au barbecue. Encore un avantage du camping! Et on se prend même l'apéro bière, coca et Haagendaz qu'on a mangé avant le plat pour ne pas la laisser fondre. C'est la fête!

Christophe a passé la nuit à zipper et dézipper la tente pour faire un peu de fraicheur et notre nuit a été courte. Je profite alors du lever de soleil sur le lac à 5h30. Les couleurs sont éclatantes. Le 4è projet pancakes est un véritable succès : cette fois on a tout gaz, eau, préparation, huile et même des pommes. Avec du nutella, ça nous redonne des forces. Une dernière brasse dans la piscine et nous voilà partis vers le Grand Canyon...

sous la pluie



mardi 25 novembre 2008

au pays des cow boys et des indiens

Tel John Wayne et Lucky Luke, nous nous retrouvons en territoire navajo pour une chevauchée sauvage au coucher du soleil parmi les buttes de Monument Valley. Le site est très balisé, protégé des touristes mais le décor est identique à celui des westerns.
On s'aventure donc, le réservoir presque vide, sur la piste chaotique des indiens. On croise des habitations indiennes délabrées, des stands à touristes d'artisanats indiens; mais le spectacle est somptueux dans les derniers rayons du soleil, et on appercoit même une horde de chevaux sauvages.



On abrège légèrement le circuit pour éviter la panne sèche au milieu du désert et on rejoint directement le lac faute d'hébergement à notre portée. Les prix sont horriblement chers dans la réserve indienne. Par chance, on trouve rapidement et on s'installe dans un mini studio pour 4 personnes, gagnant de l'avance sur notre périple.

dimanche 23 novembre 2008

les petits travaux du dimanche

Avant

Dimanche pluvieux, dimanche bricoleux (proverbe loperhetois)

Après

et ce n'est que le début...

samedi 22 novembre 2008

La magie des parcs américains



Après la tumultueuse Las Vegas, on roule vers Zion. Nous ne ferons que le traverser. La particularité de ce parc, ce sont ses falaises rouges. La roche est striée de blanc et différentes teintes ocres, et les contours sont arrondis, polis par le temps. La route auusi est d'une belle teinte rouge, bordée de l'inévitable drapeau américain.

On s'arète, sans le savoir dans le red canyon, où la roche présente des couleurs encore plus vives dans le coucher du soleil. On a trouvé un camping très insolite pour nous français où le règlement de la nuit se fait par dépot d'enveloppe dans une urne. Chose inimaginable dans notre pays de rebelles, il s'agit en fait d'une pratique courante aux USA.

On s'installe sous les pins dans les derniers rayons de soleil, face à ces paysages flamboyants et on allume notre premier feu de camp avec le petit bois ramassé alentour. Un succès!!! Nos voisins, venus nous emprunter notre briquet, ont du avoir pitié de notre petite flambée et nous offrent deux énormes bûches. Je n'en reviens pas! Ce soir là, même l'orage ne m'a pas réveillé! Christophe, lui n'a quasiment pas dormi.

Après notre première tentative ratée de pancakes, on découvre Bryce canyon. C'est du grand spectacle. On en prend plein les mirettes. Une forêt d'aiguilles rocheuses toujours colorées de rouge et blanc, qu'on appelle les hoodoos. Ce sont des pics sculptés par l'érosion, accumulés sur plusieurs kilomètres, coiffés d'une partie très résistante composée de Claron, une roche calcaire qui protège les couches inférieures, ce qui leur donne cette forme si particulière.

Peu adepte du camping sous la pluie, Christophe choisi un môtel comme on en voit dans les séries. Une nouvelle tentative pancakes, réussie cette fois, nous incite à importer le principe en France.

On atteint très rapidement la parc des Arches mais il n'y a déjà plus de place dans les camping. En fait c'est pas plus mal vu qu'il y a des toilettes sèches et pas de douche. On plante notre tente dans le premier camping qu'on voit et on chauffe notre popote avant de partir.

Nous voilà au milieu d'un site géologique résultant de 150 millions d'années du travail de l'eau, du sel et du vent. L'une après l'autre, toutes surprenantes, les arches naturelles de ce parc nous offrent un immense spectacle pour finir en apothéose, au coucher du soleil, par le plus célèbre Delicate arche. Comme au cinéma, les spectateurs sont nombreux, dans un silence quasi religieux, à observer les derniers rayons de soleil parer cette voute majestueuse de rougeoyantes couleurs. La roche a rougi puis s'est éteinte comme au théâtre, en attendant une nouvelle représentation, le lendemain. La descente dans la nuit ressemble à une veillée de colo.

Au camping, nos voisins sont français, et nous font profiter de leur brochette supplémentaire, un vrai régal. Nos duvets nous tendent les bras ce soir mais dormir au bord de la route n'est pas ce qu'on a fait de mieux dans le camping. Le lendemain, le 3è essai pancakes est un échec, plus de gaz dans le réchaud et c'est la faim au ventre qu'on découvre les proportions énormes de la bouffe dans les magasins américain. Au déjeuner, on se fait un petit festin avec barbecue de viande. La viande est tellement tendre qu'elle se coupe au couteau à beurre.

On découvre enfin canyonlands, des espaces démesurés et vertigineux, prémice du Grand Canyon.

La suite à Monument valley...

mardi 18 novembre 2008

lundi 3 novembre 2008

ping! pong!

Nouveau projet CE fin octobre le ping pong mais cette fois j'y suis pas allée!

baptème de plongée

Fin septembre, dans le froid du petit matin, nous nous sommes jetés à l'eau!
Grâce au comité d'entreprise du boulot de mon homme qui a toujours des bons plans, nous avons testé pour vous l'immersion dans l'eau à 5°! Guidés par le GPS, nous avons traversé les champs pour rejoindre l'Aber Benoit au lever du jour. Malgré le soleil, ça caille à max et l'enfilage des combis encore mouillées des bains précédents est une véritable épreuve.
L'immersion est un défi du corps humain, l'eau s'infiltre par le moindre espace de la combinaison et t'attaque progressivement alors que tu te croyais en sécurité vu l'épaisseur du truc, qui te donne un air de bonhomme michelin. Faux! Piégé, tu te retrouves dans un bain de glaçons qui te remonte dans le dos, le long des bras au moindre de tes mouvements! Et tu ne peux pas sortir!

Le matin, c'est respiration, palmage et exercices. On est tous qualifiés.
Après un repas lesté, et un nouvel enfilage des combinaisons trempées cette fois du matin, retour à la flotte. Cette fois, avec les bouteilles d'air comprimé. 25kgs sur le dos!
Par chance, une fois dans l'eau, c'est léger comme une plume.
Une fois équipé, c'est le plongeon en arrière comme les pros! Récupéres par le moniteur, c'est parti pour 20 minutes de plongée.



Alors, on se refait le grand bleu version bretagne. Le monde du silence, parmi les algues brunes de
nos régions, tantôt veloutées, tantôt bulleuses, elles forment un grand champ flottant. Nos mouvements sont lents, au rythme de notre respiration façon Nicolas Hulot. Quelques vieilles au fond de l'eau et une sorte de petite anguille que le moniteur me présente dans la main. On ne se rend même pas compte qu'il y a 6 à 8m d'eau au dessus de nos têtes. Le temps s'est arrêté et on a envie que ça dure encore.Un pied énorme!